BENJAMIN BERNHEIM & ERMONELA JAHO
Le Festival Perelada inaugure son édition d’été avec la présence d’un couple exceptionnel formé par deux des voix les plus remarquables du paysage lyrique actuel : la soprano Ermonela Jaho et le ténor Benjamin Bernheim, accompagnés au piano par Marcos Madrigal.
Le programme propose un parcours à travers quelques-unes des pages les plus significatives de l’opéra italien et français, articulé non pas tant comme une succession d’airs, mais comme un itinéraire de formes et d’affects : de la délicatesse la plus retenue au dramatisme le plus exposé. Dans ce contexte, la voix devient non seulement un vecteur expressif, mais également un espace où se rencontrent le texte, la musique et la conscience dramatique.
Ermonela Jaho a fait de l’intensité intérieure et de la vérité scénique au cœur de sa manière de chanter, avec une affinité particulière pour ce répertoire - vériste et puccinien - où l’émotion se déploie sans filtre. Benjamin Bernheim, héritier de la grande tradition française, articule son chant à partir de l’élégance de la ligne, de la noblesse du timbre et d’une attention exquise au phrasé, qui lui permet d’embrasser avec naturel le répertoire romantique.
Les œuvres de Cilea, Puccini, Verdi, Gounod et Massenet qui composent le programme permettent de mettre en dialogue ces deux manières d’habiter la voix : de la tension dramatique de Tosca ou Werther à la fluidité mélodique d’Adriana Lecouvreur ou de La rondine. Plus qu’un contraste, le récital construit une continuité d’états, un espace où fragilité et intensité dramatique coexistent et se définissent mutuellement.
Une inauguration qui ne fait pas seulement appel à la virtuosité vocale, mais à une manière de comprendre le chant comme forme de pensée et d’expérience partagée, capable de captiver l’auditeur dès le premier instant.
PART I
Francesco CILEA (1866 – 1950)
Non ti voglio amar
Lontananza
“Io son l’umile ancella”, de Adriana Lecouvreur
Giacomo PUCCINI (1858 – 1924)
Mentìa l’avviso
“Morire?”, de La rodine
“E lucevan le stelle”, de Tosca
Francesco CILEA
Berceuse, Op. 20, piano solo
“Capriccio”, Op. 42, de la Suite, piano solo
Ruggero LEONCAVALLO (1857 – 1919)
“Stridono lassù”, de Pagliacci
Giuseppe VERDI (1813 – 1901)
“O inferno!... Sento avvampar nell’anima”, de Simon Boccanegra
Giacomo PUCCINI
“Chi il bel sogno di Doretta”, de La rodine
“Bevo al tuo fresco sorriso”, de La rodine
PART II
Charles GOUNOD (1818 – 1893)
“Ah! Lève-toi, soleil!”, de Roméo et Juliette
Jules MASSENET (1842 – 1912)
“Il est doux, il est bon”, de Hérodiade
Impromptu n.º1, Eau dormante, piano solo
Toccata, piano solo
“Pourquoi me réveiller”, de Werther
“Allons! Il le faut... Adieu, notre petite table”, de Manon
“Ah! fuyez, douce image”...“N’est-ce plus ma main que cette main presse?”, de Manon
Benjamin BERNHEIM, tenor
Ermonela JAHO, soprano
Marcos MADRIGAL, piano